Intelligence artificielle et gouvernance : choisir la réflexion avant la réaction

Découvrez comment Doyon Plus intègre l'intelligence artificielle à sa pratique de gouvernance en privilégiant la réflexion et le discernement. Cet article explore l'importance d'encadrer l'IA par des principes éthiques clairs avant de l'adopter, et pourquoi la gouvernance de l'IA est essentielle pour les conseils d'administration et les directions générales.

Feb 10, 2026
Intelligence artificielle et gouvernance : choisir la réflexion avant la réaction

Intelligence artificielle et gouvernance : choisir la réflexion avant la réaction

L’intelligence artificielle transforme rapidement nos façons de travailler, d’analyser et de décider. Pour plusieurs organisations, cette transformation est à la fois stimulante et déstabilisante. Les possibilités sont nombreuses, mais les repères sont encore flous. Dans ce contexte, une question revient souvent : comment avancer sans perdre ce qui fait la qualité du jugement, de la gouvernance et de la responsabilité humaine ?
Chez Doyon Plus, nous avons choisi de ne pas répondre à cette question par des recettes ou des solutions toutes faites. Nous avons plutôt commencé par nous l’appliquer à nous-mêmes.

1. Partir de notre propre pratique : réfléchir avant de recommander

Avant de proposer quoi que ce soit à nos clients, nous avons pris un pas de recul sur notre propre utilisation de l’intelligence artificielle. Non pas pour l’adopter plus vite, mais pour mieux comprendre ce qu’elle change réellement dans la manière de réfléchir, de structurer une analyse et d’éclairer une décision.
Très tôt, un constat s’est imposé :
l’IA peut être un outil puissant d’appui à la réflexion, mais elle comporte aussi un risque réel de complaisance, de simplification excessive et de transfert implicite du jugement.
C’est pour cette raison que nous avons fait un choix clair : nous doter d’un Code d’éthique pour l’utilisation de l’intelligence artificielle, avant même de recommander quoi que ce soit à d’autres.
Ce code n’est pas un document technique. C’est un outil de discipline intellectuelle. Il affirme, entre autres, que :
  • l’humain demeure pleinement responsable du jugement et des décisions ;
  • l’IA doit servir à questionner, à mettre en lumière des angles morts, à tester la robustesse d’un raisonnement — jamais à le remplacer ;
  • la rapidité ne doit jamais se faire au détriment de la profondeur et de l’intégrité.
Autrement dit, nous avons voulu nous assurer que l’IA renforce notre pratique, plutôt que de l’appauvrir.

2. Ce que cette expérience nous apprend pour les organismes et leurs CA

À travers ce travail interne, un apprentissage est devenu évident : l’intelligence artificielle n’est pas d’abord un enjeu technologique — c’est un enjeu de gouvernance.
Lorsqu’un organisme utilise l’IA pour analyser des données, produire des scénarios ou appuyer des recommandations, il introduit un nouvel acteur dans sa chaîne décisionnelle. Même si cet acteur est invisible, son influence est bien réelle.
Pour les conseils d’administration et les directions générales, cela soulève des questions fondamentales :
  • Qui exerce réellement le jugement ?
  • Qu’est-ce qui peut être délégué… et qu’est-ce qui ne peut pas l’être ?
  • Comment s’assurer que la responsabilité demeure claire et assumée ?
  • Comment éviter que des décisions complexes soient “optimisées” au détriment du contexte humain, social ou éthique ?
Sans balises explicites, l’IA peut progressivement déplacer le pouvoir décisionnel, non par intention, mais par habitude. On cesse de questionner, on valide plus qu’on ne délibère, et la responsabilité devient floue.
C’est pourquoi nous croyons que l’IA doit être intégrée aux paramètres de gouvernance, au même titre que :
  • les finances,
  • les ressources humaines,
  • la gestion des risques,
  • la délégation des pouvoirs exécutifs.
Gouverner l’IA, ce n’est pas freiner l’innovation.
C’est assurer que l’innovation demeure au service de la mission, des valeurs et de la confiance.

3. Choisir une posture de réponse, pas de réaction

Dans un monde qui change rapidement, la tentation est grande de réagir : adopter des outils, suivre les tendances, répondre à la pression de performance. Or, les organisations les plus solides sont souvent celles qui prennent le temps de répondre plutôt que de réagir.
Répondre, c’est :
  • clarifier ses principes avant d’agir ;
  • encadrer les usages avant qu’ils ne s’imposent ;
  • renforcer la capacité de jugement plutôt que de la déléguer.
C’est exactement dans cette posture que s’inscrit le travail de Doyon Plus.
Nous accompagnons les organismes, les conseils d’administration et les directions générales à :
  • réfléchir aux impacts réels de l’IA sur leur gouvernance ;
  • se doter de principes directeurs et de politiques claires ;
  • renforcer leur capacité de décision dans un contexte de complexité et d’incertitude.

Appel à l’action

Si votre organisation se pose des questions sur l’intelligence artificielle — ou si elle commence à l’utiliser sans cadre clair — c’est probablement le bon moment pour prendre un pas de recul.
Chez Doyon Plus, nous offrons un accompagnement en gouvernance qui ne cherche pas à imposer des solutions, mais à outiller la réflexion, clarifier les responsabilités et soutenir des décisions pleinement assumées.
Parce que dans un monde de plus en plus automatisé, la capacité de gouverner avec discernement devient un avantage stratégique majeur.
Si cette réflexion vous interpelle, nous serons heureux de la poursuivre avec vous.
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À propos de l’auteur
Yves Doyon est stratège en gouvernance et accompagnateur organisationnel chez
Doyon Plus. Il soutient des conseils d’administration et des directions générales dans le renforcement de leur capacité de gouvernance, de prise de décision et de leadership, particulièrement en contexte de transformation et de complexité.